Dans un communiqué transmis à notre rédaction, les membres du collectif Hôpitaux Santé 65 – Mon Hosto, j’y tiens ! nous fait part de sa création le 1er juillet 2010 et expliquent leurs motivations. «A l’initiative des Comités de défense des hôpitaux de Tarbes, Lourdes et Bagnères-de-Bigorre qui œuvrent depuis de très longs mois pour mobiliser les élus et la population, s’est créé le 1er juillet 2010 le collectif «Hôpitaux Santé 65». Outre les trois comités de défense des hôpitaux à l’origine du projet, le collectif fédère de nombreuses organisations, politiques (Modem, PS, PCF, PG, Les Verts-Europe Ecologie, NPA), syndicales (CGT Hôpitaux, SUD) et associatives (Convergence Services Publics 65) qui se sont clairement et officiellement prononcées contre la construction d’un hôpital unique, ainsi que des personnels de santé (infirmiers, aides-soignants, médecins…). L’objectif de ce collectif dans les Hautes-Pyrénées est de proposer un véritable projet alternatif axé sur le renforcement et le développement de la qualité du service hospitalier de proximité et de l’offre publique de soin dans notre département, à partir des besoins des populations : refus de la centralisation de l’offre de soin publique au sein d’un seul et unique site. Sur le refus de la gabegie financière engendrée par le projet pharaonique d'hôpital unique à Lanne (entre 167 et 250 millions d’euros dans un contexte de crise économique). Les investissements conséquents réalisés ces dernières années pour la rénovation des hôpitaux de Tarbes et de Lourdes le seraient alors en pure perte. Un maillage sanitaire du territoire respectueux des bassins de vie des populations (pouvoir disposer d’un hôpital à distance raisonnable du lieu de résidence choisi). Il s’agit de s’opposer à un double danger inhérent à l’hôpital unique : danger de la prise en charge tardive du patient, due à l’allongement de la durée du transport, qui peut constituer un facteur aggravant de son état de santé voire se révéler fatale ; danger d’isolement familial du patient hospitalisé à Lanne du fait de l’éloignement de ses proches. La protection de l'environnement : l’impact écologique de l’hôpital unique à Lanne va à l’encontre du développement durable (dizaines d’hectares de déboisement, suppression de terres agricoles, hyper-densification du trafic routier sur la RN 21, accroissement de la pollution automobile en raison de l’augmentation des distances…). La mise en place d’un véritable débat public : les populations concernées doivent pouvoir s’approprier un sujet qui concerne au premier chef leur santé et celle de leurs proches, par l’organisation de multiples débats publics dans les différents territoires concernés par ce projet. Il s’agit là d’une nécessité démocratique et de l’exercice d’un droit élémentaire et fondamental, le droit à l’expression, afin que chaque citoyen puisse se prononcer et choisir son propre parcours, médical et géographique, de santé, et interpeller les promoteurs du projet d’hôpital unique.»






