Dans un communiqué transmis à notre rédaction, Josette Durrieu, sénatrice PS des Hautes-Pyrénées et Présidente du Conseil Général, revient sur la situation en Russie et sur les conséquences de la politique de Vladimir Poutine.
«Rappelons que cette catastrophe nationale russe à l’échelle d’un continent a déjà détruit 200 000ha de forêts et de tourbières…et mobilisé 160 000 sapeurs pompiers et soldats. Les sinistrés dans ce blog dénoncent la situation en ces termes : « du temps de ces abrutis (sic) de communistes on avait au moins des cloches d’urgence qui avertissaient les populations dès les premières fumerolles sur les tourbières ; on avait des étangs anti-incendie qui depuis ont été asséchés… et des voitures pompiers». Et le Premier Ministre Poutine a répondu : «Pour les cloches de villages, vous devriez vous référer au Gouvernement de la Région…». Or, il les a lui-même dépouillés de toutes leurs prérogatives au nom de la « verticalisation du pouvoir » et des vertus du « centralisme ».
En fait, le Premier Ministre porte sûrement une responsabilité initiale dans cette catastrophe. Lorsqu’il était Président, il a modifié la législation portant sur 800 millions d’hectares de forêts du pays, supprimé plus ou moins directement 70 000 postes de gardes forestiers… et favorisé les intérêts des géants de l’industrie du bois et du papier, à qui les réformes ont profité.
Quant aux fonds d’urgence qui viennent d’être débloqués par le Gouvernement, ils ont été placés sous « le contrôle des représentants du Kremlin dans la Région » afin qu’ils ne soient pas détournés… Même le patriarche Kirill, chef de l’Eglise orthodoxe, s’est écrié « et que personne n’ose toucher à cet argent… ». Quant au Premier Ministre Poutine, lui, il a fait installer des caméras sur tous les chantiers de reconstruction « directement reliées à son bureau » !
D’accord… comparaison n’est pas raison ! Mais quand même ! On ne peut pas s’empêcher de penser que le processus de re-centralisation que veut engager le gouvernement Sarkozy pourrait avoir, dans des conditions différentes, des conséquences similaires. Désorganisation des territoires de proximité, déresponsabilisation ou éloignement des responsabilités, manque de moyens de proximité et d’urgence… C’est le service public aux populations et leur sécurité qui revient toujours au cœur du débat. C’est-à-dire le respect fondamental des droits légitimes et universels de l’individu, que ce soit la protection civile ou l’accès aux services de santé…
Ici ou ailleurs, l’Homme est en droit de revendiquer sa juste place dans la société.»